Les tribulations d'une a. dans la région parisienne

(Mais qu'est-ce qu'une a? Vous arriverez bien à le deviner...)

Enfin des bonnes nouvelles. Tout d’abord, je suis allée avec N voir Dolorès O’Riordan en showcase sur les Champs, c’était vraiment génial. Dommage, je n’ai rien pu me faire dédicacer parce que les vigiles ont fait expréssément remarquer que c’était réservé à ceux qui achetait l’album, et j’avais 50 cts sur moi. J’ai attendu deux bonnes heures, mais elles étaient pas perdues vu que j’ai écouté The Adventures of Ghosthorse and stillborn, Nine Inch Nails, Amy Winehouse…Et leur rayon manga est assez énorme. Après je me suis posée sur les escaliers. J’ai essayé de bosser ma SVT mais y’avait trop de bruit. N est arrivée, on a papoté et mangé et Dolorès est arrivée en disant « Bonjour ». J’étais très contente de la voir et de l’entendre en live, parce que j’ai grandi avec « No need to argue » (un CD apparu mysterieusement, je pense que c’est soit un des ex de maman qui l’a laissé la, ou alors une amie) . Elle est vraiment maigre, et elle s’était habillée tout en noir pour l’occasion. Comme j’avais eu son album la veille au soir, j’ai réussi à reconnaître certains nouveaux titres mais elle en a joué (oui car elle joue de la guitarre aussi !) autant des Cranberries que de son album solo. Il y a eu When you’re gone, Zombie, Animal Instinct et les nouvelles comme Ordinary Day, Looser…

Très bon moment, en plus il y avait du monde (mais bien moins qu’à Tokio Hotel). Puis retour à A, de bons souvenirs et de bonnes chansons dans la tête.

Mercredi, on est allée à Fashion Manga à Enghien. La convention ne se rdéroulait que sur un seul étage, des japs habillé en Takuya angel chantaient sur des chansons merdiques, y’avait plus de place au stand dessin, mais heureusement, on pouvait lire des manges tranquiles et j’ai dévoré 20th century boys, de Urasawa. Le scénario est très bien ficelé, même si il y a des resemblances avec Monster, et le dessin toujours aussi réussi. Quant à N, elle a découvert Death Note, et comme toute personne saine d’esprit (n’est-ce pas Iris ?) elle a aimé. Ensuite, on s’est balladé dans le très petite, touristique et chic ville d’enghien. Bon, déjà les vitrines sont pas les mêmes qu’à A, on voit bien qu’on a atteint le stade supérieur. Leur rue principale est toute petite et pavée, et comble de chance, nous sommes tombées sur un magasin de musique. Avec à l’intérieur de quoi nous rendre heureuse( guitarre, basse, batterie…) on s’est achetée deux médiators et le vendeur super sympa m’a appris deux-trois choses sur les guitare. J’en suis donc ressortie plus instruite qu’en rentrant.

Puis nous sommes arrivées au Paradis : le Casino. Pas de bol, je suis encore mineure… A défaut, il y avait le lac à côté, on a donné à manger aux canards et des pigeons ont essayé de nous agresser !

Quand on est retournées à Fashion Manga, on a dessiné, mais j’étais si lente que je n’ai pas terminé mon dessin qui se retrouve en ligne inachevé : . Ensuite on a assisté au défilé de Takuya Angel. J’ai trouvé que c’était un peu de l’arnaque vu que les mannequins portaient déjà les mêmes vêtements dans le hall quand ils chantaient, mais heureusement il y avait des nouveautés. L’un des mannequins japonais était si maigre que j’avais peur rien qu’en le regardant. Puis a suivi le concert d’ Aural Vampire. De toute la salles (composées en majorité de parents et de gamins curieux) il n’y avait que 3 fans, et quelles fans !! Elles bougeaient comme des folles du fond de leur siège, répétant les paroles apprises par cœur et applaudissant à chaque fois. Je qualifie leurs chansons d’électro. La chanteuse faisait des mimiques et essayait de bouger en cadence du haut de ses impressionnant talons. Quand à l’autre membre du groupe, caché derrière un masque de loup je crois, il agitait ses mains sur des platines et se déplaçait de temps en temps sur scène. On a attendu « Insmouth, Hot blood workout, etc Petites originalités : la présence d’un écran géant derrière, qui diffusait des images kitshissimes d’aérobic et de femmes se battant sur la plage. Et ouis la chanteuse faisait du play bac.

Au final, N a réussi a prendre une photo d‘un mannequin (blond et maigre) plutot pas mal.

Hier, ça été l’évènement, alias la journée des emouvus ! N et moi on arrive à 13h 30 (soit une heure de retard, tout va bien !)sous la tour eiffel. La en 5 minutes : je me tape 2 free hugs (alors qu’à la base je déteste que me retrouver dans les bras d’inconnus , et 4 femmes me demandent si « i speak english » pour ensuite me demander de l’argent. Bon, la plupart des émouvus ont l’air de se connaître et N et moi on est assées intimidées donc on les suit jusqu’au Trocadéro, en traversant la rue comme des tarés. La bas, un vieux nous houspille en disant qu’on a pas à faire des choses comme ça, que quand on aura son âge on verra…

Comme ni N ni moi ne savons quoi faire, on tourne beaucoup, on signe des panneaux mais y’a deux gars qui ont la bonne idée d’acrocher une pancarte Free hugs sur une statue devant le musée de la marine. La plupart des émouvus sont plutot jeunes et ont l’air assez sympa, mais ya pas de guide « adulte. Heureusement, Latifa et Charlotte arrivent, signent des autographes et Latifa, nous pose une question superieurement intelligente : Que penses-tu de ta coupe de cheveux ? n réponds « De la merde » et moi je pars dans un délire qui fait rire Latifa. On assiste à un mini concert de Victory Note book, qui se débrouillent pas mal pour un groupe d’ados. Ensuite, le groupe de gamains désorientés que nous sommes se séparent, se recomposent et se perd dans les rues du 16e à la recherche de la maison de la radio, au sons de Vive le mouv ! L’esprit rock ! et j’en passe. Le temps est mauvais, il pleuviote sans arrêt. Je croyais que je serais la seule noire, en fait non, y a même une fille que je connais, et un groupe de trois noires avec accessoires lambda de l’apprentie rockeuse. On passe par la Maison du japon, certains reprennent le gang (ça me fait penser que je les vois le 30 mai !!!!!!!!!!) peu d’entre nous font attention aux feux. Certaines voitures klaxonent spour nous supporter, et on se rend à la maison de la radio. Un vigile nous voit à l’intéreur et commence à téléphoner, je panique (surtout que ce jour était précisément celui de l’investiture de notre président.. ) On fait le tout pour attérir jusqu’à France info, et un autre vigile nous demande ce que l’on veut et nous explique qu’on peut pas trop entrer, quoi. Pause gouter, je partage mes chips avec moi-même, personne n’en veut.

Apparemment, on arrivera pas à voir Emilie. Certains s’asseyent et veulent rester jusqu’à 18h, mais pour nous c’est pas possible. Retour à la case départ, j’en profite pour appeler A pour attiser son envie, la pauvre est à la campagne. Sur le Trocadéro, une arabe plutôt chic crieà son amie « Camélia, y’a des cheums ! A part les renois, les renois elles sont belles ! » (N’importe quoi ! j’étais la plus belle de toutes les noires présentes, et y’avait des filles vraiment pas mal –je rigole à moitié !), un peu après on se sépare ; Moment d’anthologie : N réputée pour son courage, m’accorde un free hugs !

Journée marante, dommage qu’on connaissait pas plus de monde. A refaire, si possible. Comme quoi, même moi, je suis capable de m’amuser.

J'écoute: The Cranberries- When you’re gone

Dolorès O’riordan-Human spirit

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